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"Je peux le faire!", du 25 février au 11 avril 2015 la Galerie 14 accueille le Musée des Abattoirs.

"Je peux le faire!", du 25 février au 11 avril 2015 la Galerie 14 accueille Le Musée des Abattoirs.

Par RACHEL BREQUE, publié le jeudi 12 mars 2015 15:19 - Mis à jour le vendredi 20 mars 2015 09:17

 

 

Une nouvelle exposition vient d’être installée à la Galerie 14, prêtée par le musée des Abattoirs. Son thème est « Je peux le faire ! ». Trois œuvres sont exposées jusqu’au 11 Avril 2015.

 

Ces trois œuvres sont le témoignage des possibilités offertes par l'art contemporain, qui va au-delà de la simple opposition art figuratif/art abstrait. Ne cherchons pas ce que représentent ces œuvres. Pour l'artiste Marcel Duchamp, "c'est le regardeur qui fait le tableau".

 

Richard TEXIER, Rives, Gravure sur papier.

Sur le fond illimité des tableaux, Richard Texier trace de vastes espaces qui peuvent évoquer l'océan, les anciennes cartes marines comme les portulans. Le monde de Texier est fait de formes ou de corps schématisés, de symboles détournés. Les signes ont toute leur importance, ils montrent des croyances diverses, le métissage des sociétés.

 

Pierre BARES, Eléments, Portfolio de 9 estampes, Sans titre, 1992.

Cette gravure est un tirage limité qui fait partie d'un ensemble composé de 9 estampes, qui présente le motif d’une trame, motif accoutumé de l’artiste. Dans cette gravure, une trame s’étale sur toute la feuille de format carré, reproduite à partir d'une plaque gravée finement au burin.

L'artiste veut montrer cette frontière entre l’existence et l’absence de l’œuvre, et en s’appuyant sur la pureté de moyens poussés vers leur plus haute expression, Pierre Barès s’engage dans une recherche picturale subjective dominée par le même outil visuel décliné sur une même série, comme Cézanne et ses « Sainte Victoire » .

 

Daniel DEZEUZE, Articulations gothiques n°1.

Daniel Dezeuze est un artiste contemporain né en 1942, membre fondateur du groupe « Surface-Support », qui, dans les années 70, a donné une nouvelle dynamique à l’art contemporain français. Ce mouvement artistique a cherché à aller vers un art neutre, sans lyrisme, qui accorde autant de place aux matériaux qu’aux gestes créatifs ou à l’œuvre finale.

Dans cette optique, Daniel Dezeuze cherche le vide entre les lignes. Il cherche à faire apparaitre l’espace pour lui-même. Les matériaux utilisés sont alors des vecteurs qui modèlent, structurent, rythment le vide…

« Penser et représenter l’espace

Donner une dimension  au vide

Interroger la transparence

Amener le regard à passer au travers

Jouer sur la découpe et le trait

Donner sa forme à un espace défini par l’énergie »

Articulations gothiques n°1 joue ce jeu du vide, mais plus encore… en détournant des objets anodins, ne nous donne-t-il pas un nouveau regard sur eux, ne nous les donne-t-il pas à voir par-delà leur fonction, mais comme objets esthétiques ?